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10 ans de prison requises et procès sous haute tension du prisonnier d’opinion à Annaba

Ecrit par Boukhelifa Zahir

C’est aujourd’hui 05 août que le tribunal d’Annaba abrite le procès de Fetissi Nadir poursuivi pour avoir brandi l’emblème amazigh. Arrêté lors de la manifestation du vendredi 05 juillet, il comparait pour la première fois devant la cours d’Annaba, après un mois jour pour de détention préventive.

Plusieurs avocats ont fait le déplacement de plusieurs localités, notamment de Bgayet, Tizi-ouzou et du pays des Chaouis. Me Salah Debouz, qui malgré un état physique éprouvé par une longue grève de la faim, a tenu à manifester sa solidarité.

D’emblée le procureur a lancé les hostilités en requérant 10 ans de prison et plus d’un million de dinars d’amende. En extrapolant l’article 79 du code pénal, le magistrat accusateur animé d’une véhémence palpable. Ce à quoi les avocats de la défense ne vont pas tarder à répliquer de manière énergique. Les échanges tendus ont plongé le tribunal dans un climat de « bataille rangée » entre la « chancellerie » et la défense.

Sur les « terres des Gaïds », un caïd habillé de la tunique noir et blanc de procureur, chercherait à faire une offrande humaine au chef suprême de l’ANP, véritable décideur en cette période trouble. Par ce procès, le système montre ses muscles et apporte un démenti physique aux prétendues mesures d’apaisement annoncées par le président provisoire A. Ben Salah. Confirmant ainsi le statut d’otages des dizaines de prisonniers du drapeau amazigh.

A l’instar de Chlef, Nadia Matoub est présente au tribunal pour soutenir le prévenu F.Nadir et sa famille.

 

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Boukhelifa Zahir