Tizi-Ouzou: Grève dans la fonction publique

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Toutes les administrations de Tizi-Ouzou relevant de la fonction publique ont entamé hier une grève de deux jours ; grève qui s’inscrit dans le cadre du mouvement révolutionnaire né le 16 février dernier. Ainsi, tous les services de la wilaya,  des 67 APC, les PTT, la CNR, les services des domaines, les agences foncières et tant d’autres organismes relevant de la fonction publiques ont été marqués par une inertie la plus totale entre  la première journée de grève.

Nous devons relever que bon nombre de fonctionnaires ont également observé une grève avant-hier. En somme, la grève dans la fonction publique au niveau de de Tizi-Ouzou au cours de la semaine en cours est de trois jours consécutifs. Notons enfin que les personnels communaux se reconnaissant à travers le SNAPAP (syndicat national autonome des personnels de l’administration publique) ont, en sus de leur mouvement de grève, ils ont marché dans la ville des Genêts pour exprimer leur hostilité au pouvoir politique d’Alger. A noter qu’ils ont violemment ciblé par des slogans le patron de l’armée algérienne, le général Ahmed-Gaïd Salah. « Amnaâch, amnaâch, Gaïd-Salah fi El Harrach ! (Heureux qui vivra jusqu’au jour où il verra Gaïd-Salah incarcéré à la prison d’El-Harrach) ou encore « Gaïd-Salah, chiat El Imarates ! (Gaïd-Salah le flagorneur des Emirats).

Notons aussi que les manifestants ont vivement exprimé leur rejet de la tenue des élections présidentielles prévue pour la date du 12 décembre prochain par le pouvoir politique d’Alger. En définitive, les lendemains de l’Algérie dont notamment la Kabylie sont incertains. Il n’est pas superfétatoire de relever aussi que selon des avis compétents, ceux qui ont préparé et élaboré ce mouvement appelé vulgairement « Hirak » commencent à regretter de l’avoir initié. Selon ces mêmes avis compétents, les initiateurs de mouvement de révolte avaient seulement pour objectif d’empêcher Abdelaziz Bouteflika de briguer un cinquième mandat présidentiel et, par ricochet, faire payer « l’addition » à certaines personnalités ayant constitué son cercle proche.

Il se trouve que plus tard, la situation leur échappa puisque « la plèbe » qu’ils ont manipulée a fini par demander beaucoup plus, à savoir le départ de tous les personnages symbolisant le système politique algérien depuis l’indépendance et l’instauration d’une deuxième République. Notons enfin que selon toujours ces avis,  si le mouvement de la « plèbe » a échappé à tout contrôle, c’est parce qu’il y a eu des divisions et des frictions dans les rangs même de ces initiateurs de cette action « révolutionnaire ».

Mohand Agawa

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