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Acharnement contre les mozabites : les affaires du chargé de mission (3e partie)

Ecrit par Hichem B

Nous publions la 3e partie de l’enquête sur les personnes chargées de mener des cabales contre les militants de la vallée du M’zab. Les deux parties publiées évoquent l’instrumentalisation de la justice par le procureur général près le tribunal de Ghardaïa pour casser toute dynamique politique dans la région. (LIRE LA 1er PARTIE), (LIRE LA 2e PARTIE). Cette 3e partie évoque les affaires des responsables du secteur de la justice à Ghardaïa. 

Afin d’éviter tout contact direct, dans ses magouilles, Mohamed Ben Salem se fait aider par le procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa, M. Bouzidaoui Khatir. Ce dernier a mystérieusement réussi à s’extirper d’une affaire de trafic d’influence, un dénommé Thaâlab (le chacal) qui avait une relation directe avec le général Ménade. La procédure fut très simple et s’est appuyée sur le laxisme du parquet, ce qui a permis au chacal de quitter le territoire national; et trois greffiers furent mis en cause par Ben Salem et Bouzidaoui; et furent poursuivis et jugés pour divulgation du secret professionnel.  Bouzidaoui est allé jusqu’à la fabrication de preuves contre un de ces greffiers en complicité avec le juge d’instruction Boukhatem Abdelhak, muté à l’occasion vers une autre juridiction pour camoufler le scandale, selon un fonctionnaire près le tribunal de Ghardaïa.

Manipulation et organisation de malfaiteurs

Comme le trafic d’influence ne marche pas assez sur le terrain, Ben Salem  ira jusqu’à recruter un groupe de repris de justice qui dirigeaient des pages incitant à la violence contre les mzabs, allant jusqu’à prévoir un plan d’attaque contre tous les Mozabites.(Document N°2) Des traces de cette campagne haineuse ont été retrouvées dans des salons de discussions privés, par les services de sécurité et de la justice mais qui n’ont jamais agi contre leurs auteurs.

Quelques-uns des pseudonymes relevés dans ces discussions, figure celui d’Ahmed Chaambi, et le dénommé Ahmed Zaoui, (Document N° 3) qui apparaît mystérieusement aux coté du wali de Ghardaïa dans des visites officielles, alors qu’il n’occupe aucune fonction officielle, et qui en plus se fera passer pour un expert sécuritaires, impliqué aussi dans le dossier de Touati Merzoug, pour s’être fait passer pour un juif de Tlemcen, dont le juge d’instruction, près le tribunal de Bejaia, a refusé de le convoquer. Cela en dit long sur l’acharnement du procureur général de Ghardaïa sur l’avocat Me Salah Dabouz qui le pousse jusqu’à s’immiscer dans les dossiers des clients.

Ce groupe -qui compte aussi des hackers- agit clandestinement pour le compte du Wali de Ghardaïa, pour blanchir son image et celle du procureur général, en suivant les pages des activistes M’zabs, afin de lui fournir, au procureur général, des rapports quotidiens sur ce qu’ils écrivent. A son tour, Mohamed Ben Salem les transmet aux services de sécurités pour fabriquer des dossiers contre eux, dans le but de les mettre derrière les barreaux.

En parallèle, il anime la page « ici c’est Ghardaïa » qui a publié les trois communiquées du procureur général, contre Me Salah Dabouz. Le troisième étant un communiqué scandaleux prouvant sans aucun équivoque les penchants d’extrémistes religieux de Mohamed Bensalem et son partie pris contre les Mzabs en général et les militants des droits humains en particulier, (Document N° 4 et 5) qui a obligé l’avocat à déposer plainte conte le procureur et un cadre au ministère pour abus d’autorité.

Les documents émis par le procureur de Ghardaïa (voir en bas la traduction) 

Ses biens mal acquis

En plus d’une villa acquise dans le quartier les castors, à Ain Sefra, Ben Salem Mohamed profite bien de sa position à la tête du parquet près la cour de Taghardayt (Ghardaïa), pour protéger les intérêts de certains groupes de trafic d’influence, dans quasiment tous les domaines et qu’importe leur culte, Ibadites ou Malékites. Preuve en est, une luxueuse villa à Aïn Safra est gracieusement en cours de réalisation par deux entrepreneurs (Le Malékite Laouirat Messaoud et l’Ibadite Hbireche Mahfoud). (Document N° 6) Au-delà de cette somptueuse villa, les deux entrepreneurs lui auraient financé un troupeau de moutons de 1000 têtes dont il dispose, ainsi qu’un voyage de soins en Jordanie, en contrepartie d’une protection contre toute poursuite ou même petit contrôle des services judiciaires, administratifs ou sécuritaires par rapport à toutes leurs activités et dans tous les domaines.

La villa de Mohamed Ben Salem

Ben Salem Mohamed a aussi réussi à obtenir un prêt bancaire de 700 milliards, en faveur de son neveu pour la construction d’un hôtel à Tiout, dans la daïra d’Ain Safra ou encore un autre prêt bancaire de 180 milliards, pour la construction d’un parc d’attraction, en s’offrant une partie de la forêt qui est situé à côté de la route nationale. En plus de tout cela, Ben Salem possède une agence de tourisme spécialisée dans l’organisation de pèlerinage et Omra, dirigée par son neveu. Le plus précieux de ses biens mal acquis est une maison de hôtes, très bien équipée pour les cérémonies de fêtes et de mariages où il y reçoit les délégations officielles. Elle se situe dans la cité Moulay El Hachemi, à Ain Safra.

Ci-joint : traduction des documents émis par le procureur général de Ghardaïa. 

A suivre …

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Hichem B