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Acharnement contre les Mozabites : les raisons d’une cabale (2e partie)

Nous publions la suite de notre enquête sur le secteur de la justice dans la wilaya de Ghardaïa. Il s’agit pour kab-news, de débusquer les tenants et aboutissants de l’acharnement de l’appareil judiciaire contre les Mozabites. Infesté de corrompus et d’affairistes, le secteur de la justice à la Vallée du M’zab est utilisé pour casser toute dynamique citoyenne dans la région. Relire la première partie 

Trafic d’influence et laxisme du parquet 

Mohamed Ben Salem profite de sa « carrière »  pour créer un réseau de relations avec des juges et des parquetiers, siégeant à différents niveaux du corps de la justice, afin d’éviter d’éventuelles poursuites judiciaires aux membres de sa famille et fraction ainsi qu’à ses relations, dans des affaires de trafic d’influence et même de drogue.

Pour ce dernier volet, nous évoquerons l’affaire d’un certain Rebbouh Mohamed, membre de la fraction des Sawala, à Ain Sefra, qui travaille à la protection civile. Il a été arrêté, à son retour de la frontière ouest, en possession de 14 kilos de drogue traitée. Au vu des nombreuses connaissances, il bénéficia d’une peine «clémente» de 7 ans de prison ferme, au lieu de la peine à perpétuité ; et ce grâce à l’intervention de Mohamed Ben Salem et de Boualem Boualem, juge à la cour suprême, qui l’aide à diriger le réseau de lobbyistes, au profit de leur tribu.

Pour information, Boualem Boualem n’est autre que le cousin du PG en question; et a été proposé dans la commission anti-corruption par l’ancien ministre de la justice Tayeb Louh et Benamar Zerhouni, avec qui il a une alliance familiale, raconte un agent des services de renseignement en retraite au courant du dossier sécuritaire de ce magistrat.

Le procureur général a également réussi à former un réseau de relations avec le personnel administratif, à plusieurs niveaux ; en particulier, avec l’actuel wali de Ghardaïa, M. Azeddine Mechri qui est à ses côtés à chaque cérémonie privée soit-elle ou officielle. (Voire photo).

Ces deux compères devenus le duo de l’intimidation local et qui se disent avoir l’appui franc du chef de la quatrième région militaire, et qui, au même temps, jouent la carte de la séduction auprès de la population locale, usant de l’aide de ce qu’ils appellent, officiellement, «les notables», mais qui ne se résument qu’à des «conseils des sages», prétendant représenter la population de Ghardaïa, puisque quelques-uns sont Ibadites et d’autres Malékites, dont la plupart sont des entrepreneurs et hommes d’affaires et même des représentants de certains domaines de l’Etat, mais en dehors des structures légales qui, à travers le réseau de trafic d’influence qui bénéficient de projets. Un autre article leur sera bientôt consacré.

Instauration d’un système de quotas

Le wali et le procureur général de Ghardaïa ont réussi à soumettre les habitants du pays M’zab, à un système de quotas, que ce soit dans le secteur du logement, du travail, ou encore d’attribution de parcelles de terrains, pour ne citer que ces domaines-là, officialisant ainsi le tribalisme, en contre-partie de privilèges qu’ils en tirent pour régler certaines affaires à l’amiable et en dehors des circuits de justice et de l’administration.

Exemples : Notre source qui tient à son anonymat – pour le moment –, évoque la réussite de M. Ben Salem Mohamed, dans la création d’un large et très fort réseau d’intermédiaires, chargés de négocier des affaires en justice, avec des justiciables pris dans leurs pièges avec la participation même de certains avocats qui occupaient des fonctions dans le système judiciaire de Ghardaïa et qui sont devenus de véritables courtiers de justice, moyennant d’énormes sommes d’argent, pour garantir le résultat espéré.

Ceux sont eux qui étaient derrière l’emprisonnement d’une coiffeuse à Ghardaïa et qui avait obligé la corporation d’avocat de la boycotter en la menaçant de représailles, en lui collant une affaire de drogue. Visualisez son témoignage vidéo.  

Ce scandale dans lequel le procureur général, Mohammed Ben Salem, avait joué un rôle important, avec la complicité du Bâtonnier Menad Bachir et du ministre Tayeb Louh, pour influencer la cour de la justice et sortir l’avocate Rezazga Sabrina  poursuivie sur la base des articles 145, 176 et 300 du CP, 33 et 52 de la loi relative à la prévention et lutte contre la corruption, 15/1, 17 et 17/1 de la loi relative à l’usage et trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes, condamné en première instance à 2 ans de prison dont 15 mois ferme, réduite ensuite à un an avec sursis après les interventions extra judiciaire facilité pat Mohammed Ben Salem, moyennant quelques « cadeaux » dont ont bénéficié lui et le bâtonnier de Médéa.

Contrairement à ce que le procureur général voudrait faire comprendre à l’opinons national et locale, quand il faisait semblant de dénoncer une ingérence d’un cadre du ministère de la justice dans les prérogatives d’un juge d’instruction. En réalité, ce dernier viens justement de perdre une couverture qui lui donnait carte blanche d’intervenir et d’orienter les décision de justice de la cour et de tout les tribunaux de la compétence de la cour de Ghardaïa, en contact direct avec l’ex ministre de la justice, Tayeb Louh, à qui il faisait des rapports sur les magistrats qui n’obéissaient pas aux ordres, notamment et surtout les juges d’instruction, qui ne prenaient pas les demandes de mises en détention provisoire.

(comme des ordres considérant cela comme des orientation de Bouteflika comme il l’avait très bien expliqué au journal El Watan, lors de son installation) ; et osaient décider autrement, à l’image de la magistrate Kablouti Amel, qui avait estimé que la demande du procureur Bouzidaoui Khathir de mettre un groupe Targuis en détention provisoire exagéré, et qui avait décidé un contrôle judiciaire, ce qui lui avait valu des remarques déplacés du procureur Bouzidaoui Khathir, avec des menaces à haute voix devant tout le monde dans les couloirs du tribunal, elle fut convoquée par Mohamed Ben Salem dans son bureau, lui demandant des explications sur son refus d’exécuter les ordres du parquet, et quand elle lui rependait qu’elle n’avait pas d’ordre à recevoir du parquet, il lui promets une mutation qui arriveras très bien tôt, c’est comme ça que cette magistrat à été mutée, en janvier 2019, à Khenchla.

En réalité, Mohamed Ben Salem, a vu son influence directe sur les juge d’instruction un peu freinée par ce fonctionnaire de la cour suprême juste après le limogeage  de Tayeb Louh, c’est la raison pour laquelle il à rompu l’obligation de réserve dans une tentative de faire soulever une partie de la population contre l’administration centrale en profitant du climat de rejet du peuple des symboles du régime, pour se placer comme rebelle et récupérer du coup son influence sur l’ensemble des fonctionnaire de la juridiction de Ghardaïa, si non, il aurait soit fait un rapport sur l’incident à sa tutelle, ou, à la limite, engagé des poursuites contre le cadre en question.

A suivre …

 

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Hichem B