Agressions contre Sadi et Ait Larbi : le temps des incertitudes ?

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Les marches d’hier vendredi ont été marquées par des faits le moins que l’on puisse dire, ils étaient étonnants. Deux militants de la démocratie et des droits de l’homme ont été agressés par des pseudos manifestants. C’est la première fois que ces deux militants et pleins d’autres d’ailleurs, sont pris à partie de cette manière par des « marcheurs ».

L’agression de Saïd Sadi à Bgayet (Voir l’article) et celle dont a été victime Mokrane Ait Larbi à Alger (Voir l’article) ne sont pas venue du néant. La manière dont les auteurs de ces agressions ont agi renseigne sur la préparation au préalable de cet acte ignoble.

Durant la même journée, même Mustapha Bouchachi a été hué. Rachid Nekkaz a essuyé accessoirement, un jet de bouteilles d’eau et de pierres à Alger. C’est donc la première fois et d’une manière simultanée que des pseudos manifestants se sont pris violemment à deux anciens militants.

Ces deux figures de la lutte contre le système et pour la démocratie très connus même par l’actuelle génération ne peuvent être prises pour cibles aussi facilement. Aucune des deux personnes n’a assumé des responsabilités au sein  du pouvoir, même si Sadi a eu une regrettable accointance avec Bouteflika au début des années 2000, mais son engagement juste plus tard, contre ce même régime symbolisé par Bouteflika l’exempte de tout reproche sur ce sujet.

Cette agression pose une réelle problématique. Que cherche ces agresseurs en s’en prenant à deux figures de la lutte pour la démocratie? Pourquoi ont-ils choisi ces deux militants? Pourquoi cet acte est survenu dans une période de doute quant à l’avenir immédiat du soulèvement? Qui cherche à exclure la mouvance démocratique de l’encadrement du soulèvement? Autant d’interrogation qui s’imposent en ces temps de réelles incertitudes sur le devenir du pays.

En tout état de cause, les auteurs de ces agressions ne sont pas innocents. Leur acte ne peut être le fruit d’un différend politique ou idéologique. Leur manière d’agir ressemble de près à la technique des « perturbateurs » et des « manipulateurs » de tout acabit.

Par ce geste, ils signent une fracture entre ceux qui œuvrent pour l’aboutissement du vœu du peuple et ceux qui veulent en faire un tremplin pour des objectifs qui restent inavoués.  Jusque là la destitution de Bouteflika Abdelaziz, nom et prénom,  et toutes les vaguelettes que vous nous présentez comme des tsunamis, ne profitent qu’au système. Nenna-d gaɛ sik c’est gaɛ si non la Kabylie ad agaɛgaɛ, c’est inné le mot se double en kabyle.

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