Politique Une

Algérie-France: effraction dans les archives secrètes

archives secretes
Ecrit par Boukhelifa Zahir

La situation politique en Algérie est quasi insurrectionnelle avec des soulèvements populaires quotidiens. Les services français déclassifient et diffusent via la presse des archives secrètes relatives à la personne de A Bouteflika, le candidat président malade.

Ces document du SDEC, le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage, révèlent la vraie nature du président algérien. Ils vont même jusqu’à révéler son implication dans la liquidation du révolutionnaire kabyle Krim Belkacem en 1970 en Allemagne.

Pourquoi ces révélations arrivent à point nommé: le rejet par tout le monde d’une candidature à vie de l’ex petit ami de la France et du régime dont il est issu depuis 1962?

Pour comprendre cette sortie inattendue de la France, que dit la loi française sur la communication au public des documents déclassifiés ?

La période minimale légale que passe un document dans l’ombre moisissante du secret est de 50 ans. Avec des exceptions pouvant aller à 75 ans ou 100 ans pour ce qui est quantifiable ou éternellement pour les secrets d’Etat sensibles.  Du côté pratique, la durée et la déclassification ne sont pas automatiques, pour qu’un document redevient communicable il faut qu’il soit approuvé au préalable par décision administrative.

Dans le cas des documents révélés qui date de la fin de 1964 et du milieu de 1965, s’ils respectent la durée légale, ils sont en complète illégalité quant aux conditions requises pour leurs remises en circulation. La loi  régissant la communication des archives au public stipule clairement que si les document sont « de nature à porter atteinte à la sécurité de personnes nommément désignées ou facilement identifiables » la durée de légale est différé pour protéger ces personnes.

Au regard de la loi française, les archives secrètes  révélées par le nouvel observateur sont susceptibles de menacer la sécurité du dénommé Abdelaziz Bouteflika, fusse-t-il président de l’Algérie. Pourquoi la France prend le risque d’un procès en donnant à ce dernier a les instruments juridiques pour se retourner contre elle?

Entre 1963 et 1965, époque lors de laquelle les événements rapportés se sont déroulés, l’Algérie connaissait une situation encore pire avec une insurrection armée de la Kabylie du FFS. Pourquoi la France n’a pas révélé ces faits d’actualité à l’époque si son souhait et d’aider le camp des démocrates en Algérie?

Ainsi, tel le baiser du serpent faut toujours se méfier des bonnes intentions de la France, surtout quand il s’agit d’installer un pouvoir « démocratique » en Algérie. De tous les temps ses alliés dans ce pays étaient des antikabyles primaires.

 

 

 

 

Archives du SDEC

Archives du SDEC

Lire également: Algérie, la fracture entre l’est l’ouest s’empire à l’approche des élections

A propos de l'auteur

Boukhelifa Zahir