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Algérie: pourquoi la révolution des sourires n’aboutira pas ?

Algérie: pourquoi la révolution des sourires n'aboutira pas ?
Ecrit par Boukhelifa Zahir

Au fil des nominations aux postes clés du vrai pouvoir, les renseignements et l’armée. Le système se paye une cure de jouvence, même si le clan du régime des Bouteflikas est dans un état semblable en tout point à celui du « patriarche Abdelaziz ». Pendant que des millions de manifestants défilent encadrés dans la joie et la bonne humeur. Le clan des barbouzes, conduit par Toufik place ses pièces maîtresses sur l’échiquier. Loin de faire l’apologie de la violence, mais les manifestations contre le « système » manque de détermination sur le plan de l’action et de déterminisme sur le plan de l’identité politique. Le civisme et la bonne humeur dont se targue les manifestants sont un peu surfaits. Cependant, l’organisation ne déborde pas du cadre dans laquelle les prestidigitateurs ont fixé. Du format standard des drapeaux algériens distribués par milliers aux slogans stéréotypés et monolingues, la « discipline » affichée a quelque chose comme une odeur de corps constitué. La colère peuple n’est pas assez populaire que l’on veut nous faire croire. Cette façade de bonhomie de façade conduira la révolution à sa perte par lassitude.

Si certains, déchus depuis, croient encore que le monopole de la violence est l’exclusivité de l’Etat. Pour la communauté internationale, l’Algérie est une multirécidiviste en matière d’arrêt de processus électoral et de violence d’Etat. A la première balle tirée, le compte à rebours du système entamera le décompte de ces jours restants. Si pour le moment l’équilibre signifie compromis entre clans. La rupture de cet équilibre, engagera le pays dans un engrenage de violence qui ira en s’intensifiant. Les hommes du sérail et tous ceux, coiffés d’une casquette perdront leur privilèges.

L’ordre mondial ne ne badine pas, quand il s’agit de son pétrole et de ses sphères d’influences. C’est pour ça qu’il ne sous-traite plus les crises ni aux militaires, ni aux islamistes locaux. Depuis l’épisode syro-irakien, le scénario commence à être rôdé. Le système n’a pas peur de la rue, puisque il la contrôle de part et d’autre, mais il a peur des grands maîtres du monde.  C’est pour ça et rien que pour ça que cette histoire des sourires et du « khawa khawa » dure encore.

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Boukhelifa Zahir