Ali Ghediri: s’il était le vrai candidat du système ?

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Le général à la retraite Ali Ghediri, candidat à la présidentielle algérienne du 18 avril prochain semble souffrir d’une légère agoraphobie. En effet, en dehors d’une sortie publique à Michelet. En compagnie de de son coordinateur de campagne, Mokrane Ait Larbi. Il se fait rare dans les démonstrations de force que vit la rue algérienne en ce moment face au régime en place. Ali Ghediri semble se partager les rôles avec son second Me Ait LArbi, à lui la presse et à l’autre les bains de foules. Ce qui empêche pas l’homme du barreau à venir après-coup, réparer les « bourdes » de communication du général. 

Le dernier couac du candidat est la démission de son directeur de communication H’mida Ayachi, avant de rétro-pédaler. Cette épisode a nécessité des explications publiques qui ont jeté un éclairage nouveau sur les méthodes du général à la retraite. Causant ainsi un malentendu quant à sa relation avec la méritocratie, dans l’affaire des crédits accordés aux jeunes. Juste après ses déclarations catastrophiques sur l’appartenance exclusive de l’Algérie à la grande nation arabe. Il donne ainsi l’impression de labourer à contre-courant. Et  piétiner par la même occasion le capital sympathie que les nombreux plateaux télés sont sensés plus rapporter.

La plus marquante des « tares » de ce candidat, est l’absence de programme clair. Ce qui a poussé le Dr Sadi à le rappeler dans son unique intervention sur les élections. Cependant, il brille aussi par son abandon quasi calculé des électeurs. Auxquels il ne s’adressent que par voix de presse ou des réseau sociaux. Ainsi, il laisse croire qu’il évite une confrontation direct avec le peuple qui est sensé l’élire. Ajouté à cela, la non communication de l’état d’avancement de sa collecte de signatures.

Ces trois facteurs confèrent à Ali Ghediri une posture de candidat qui cacherait un étrange jeux sous sa casquette.

Pour le programme, il parait hésitant à le dévoiler de peur de s’exprimer clairement sur la la large décentralisation de l’Etat. Ainsi il se mettra en porte à faux avec Me Aït Larbi, qui rappelons le. Semble acquis à l’idée d’une deuxième république avec de larges autonomies pour les régions. Il limite son contact avec le peuple pour ainsi dire ne pas être amené à faire trop de promesses. Qu’il ne saura honorer une fois élu. Enfin la dernière est la plus flagrante, c’est son mutisme sur l’opération de collectes des signatures. De peur de paraître privilégié par l’administration, dont le système, il omet d’en parler.

Néanmoins, le zèle mis par Gaïd Salah à « combattre » sa candidature l’a littéralement sorti de l’ombre. Et propulser au rôle d’outsider aux yeux de l’opinion publique. Cette victimisation ne rentre-t-elle pas dans le plan secret de légitimation programmée? N’est il pas l’arbre qui cache la jungle du système politique algérien?

 

 

 

 

 

 

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