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Baha Eddine Tliba fait vaciller l’empire des Gaïds (1ere partie)

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C’est un séisme d’une forte magnitude qui frappe l’empire de Ahmed Gaïd Salah de plein fouet. La défection du député oligarque Baha Eddine Tliba du clan d’Annaba ouvre le bal des révélations sur les pratiques des « Gaids » dans le monde des affaires et du pouvoir.

L’affaire n’est pas celle d’un quelconque lanceur d’alerte, mais c’est un homme très haut placé dans la famille qui se met à parler. En effet Baha Eddine Tliba est un associé de longue date avec le « clan », qui des fois est appelé pour nettoyer derrière. Il a donné des parts de sa société BISTRUC à hauteur de 30%

Répartition des parts sociales dans la société de Tliba
Répartition des parts sociales dans la société de Tliba

au fils de Gaïd Salah Boumediene, ce qui représente à une entrée dans le capital à hauteur de 30 millions de dinars. Donnant plus de crédibilité aux révélations, même si ça n’atténue en rien son implication dans les « affaires ».

La première grave affaire révélée par Tliba est celle de l’assassinat de l’ancien wali de Annaba, Mohamed-Mounib Sendid. L’affaire serait partie d’un litige à propos d’une station services détenue par le fils aînée de Gaïd Salah, le dénommé Ahmed Gaïd Mourad. Pour régulariser l’acquisition frauduleuse de ce bien, le fils aîné a exercé une forte pression sur le wali. Mais pas de n’importe quelle manière. Il appelait le haut fonctionnaire sur une ligne sécurisée réservée. L’utilisation de ce canal ajoute à l’intimidation puisque il est réservé à certains membres du gouvernement et à la présidence. La pression était tellement forte et ciblée que le cœur du fonctionnaire a fini par lâcher.

Transporté à l’hôpital de Annaba, c’est dans un état comateux qu’il a été transféré à bord d’un avion médicalisé à l’hôpital Montsouri à Paris. Il décède quelques jours plus tard.

Le député Tliba est dépêché à Paris pour empêcher que cette histoire ne fuite dans la presse. Il sera secondé par le gendre de Gaid, Tayeb Abdelmalek Aroua, un médecin fonctionnaire à l’ambassade d’Algérie à Paris (photo de couverture). Ce dernier, arrogant il dicte et impose les choix de son puissant beau-père à l’ambassadeur.

En alternant la carotte et le bâton, Tliba et les Gaïds ont ramené la famille du wali à souffrir en silence et dans le silence.

Prochaine partie  » Les Gaïds »: les faiseurs de ministres aux faiseurs de présidents.

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