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Ben Badis: la France continue d’aduler ses serviteurs musulmans

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Le journal français l’Obs dans se dernière édition papier d’hier et celle numérique aujourd’hui 16 août a encensé le chef islamiste de Oulémas, Abdelhamid Ben Badis. La journaliste Sarah Difallah n’a pas hésité à comparer cet « ami de la France » au réformateur religieux allemand Martin Luther qui a vécu entre le 15 ème et le 16 ème siècle. Plus grave encore, elle attribue la paternité du nationalisme algérien à celui qu’elle prétend être celui qui a semé les graines de la révolution.

La journaliste a commis deux fautes grossières pour édulcorer l’image de cet imam issu d’une longue tradition d’allégeance à l’ordre colonial.

La première est une faute sémantique: comparer Ben Badis à Luther c’est méconnaître les subtilités des réformes théologiques. Martin Luther a réformé l’église en revenant vers les textes originaux de la Bible après l’avoir traduite du latin vers l’allemand. Alors que Abdelhamid ben Badis a employé toute sa ruse pour s’éloigner du texte coranique et aménager un espace vital pour la France coloniale au milieu de populations musulmanes. Si Daech sans se forcer a pu révéler toute la violence contenu dans l’islam originel, Ben Badis a fait le chemin contraire pour expurger les textes du Djihad.

La deuxième faute est historique: Ben Badis n’a jamais été le père du nationalisme ni de la révolte algérienne. Issu d’une famille dont le père Mustapha Mohamed est fait grand officier de la légion d’honneur par la France coloniale. Et le grand père El Mekki était grand propriétaire terrien et juge des indigènes à Constantine. Même si on ne peut préjuger de l’attitude de Ben Badis en 1954, puisque il est décédé en 1940. Ses compagnons et ses héritiers plus tard au sein de l’association des « Oulémas » étaient tous passé du côté de la France. Soit il était un piètre idéologue, puisque ces héritiers sont devenus des alliés de la France, soit il l’était lui aussi.

Pour l’anecdote, la seule fois qu’un Qadi musulman suggérait d’appliquer les lois de la charia, en coupant de des têtes et des mains c’était le grand père d’Abddelhamid Ben Badis. Mais c’était tenez-vous bien contre les insurgés Kabyles de 1871. Heureusement dans sa grande miséricorde, la France coloniale a préféré les déporter que de les décapiter.

 

 

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