Censure des médias électroniques en Algérie: quelques rappels utiles

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Le ministère de la Communication a décidé de verrouiller l’accès à certains sites d’informations à partir de l’Algérie. Après Radio M et le site Maghreb émergent, les autorités algériennes ont décidé de censurer plusieurs autres sites d’informations. Pour y accéder, il faut utiliser des VPN.

Cette pratique est condamnable. Elle rappelle que le régime algérien n’est pas prête de changer. Porté sur la pensée unique, le système politique algérien use de la violence, de l’exclusion et de la censure pour museler toute voix discordante.

Mais face à cette pratique honnie du pouvoir algérien, la réaction de ceux qui se présentent comme « démocrates » est aussi condamnable, comme l’est la décision du pouvoir algérien. En effet, et découvrant que la censure est une pratique répressive des droits, des voix se sont élevées pour dénoncer la censure de ces sites d’informations.

A première vue, cette réaction est à saluer, tant qu’elle s’oppose à une pratique anti-démocratique. Cependant, dans ce brouhaha suscité par ces censures et cette avalanche de dénonciations, des faist méritent d’être rappelés pour rafraîchir un peu la mémoire des champions de la défense de la liberté d’expression.

Des sites sont victimes de cette même pratique depuis des années et aucun « démocrate » n’avait dénoncé cet état de fait. Les sites siwel.info et tamurt.info  sont exclus du paysage médiatique algérien depuis plus de deux ans et aucun adepte de la libre expression n’a trouvé à redire ou à dénoncer la censure.

Les libertés démocratiques, comme la libre expression sont indissociables de la démocratie. Se taire quant c’est les droits des autres qui sont bafoués relève du consentement et de la complicité. Toutefois, kab-news se solidarise avec les sites censurés et rappels qu’il s’inscrit en droite ligne dans les vraies luttes contre ce même système.

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