Suivi de la grève générale : la Kabylie se distingue (presse)

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L’appel à la grève générale lancer pour hier et aujourd’hui n’a pas eu l’écho attendu. Ainsi, et indépendamment des tentatives de désinformations lancées par les internautes, le débrayage n’a été suivi qu’en Kabylie. Tizi-Ouzou, Bgayet sont paralysies depuis hier. Les compte-rendus de la presse de ce matin prouvent, si besoin est, que la grève est très peu suivie pour ne pas dire jamais suivie en dehors de la Kabylie.

Nous avions consulté les journaux de ce matin et voilà les compte-rendus donnés de la grève qui devait paralyser le pays à trois jours de la présidentielle du 12 décembre. El Watan titre en Une sur « une paralysie totale et un suivi partiel ». Pour la paralysie, El Watan parle de la Kabylie. Il a introduit des compte-rendus venus de Constantine, Oran et Annaba. Dans cette dernière ville, ce sont les étudiants qui ont refusé de suivre les cours. Autrement dit, la ville a été animée comme à ses habitudes. Dans les deux autres villes, El Watan parle d’un suivi mitigé.

Liberté, par contre a donné des précisions sur les régions qui ont observé le débrayage. A Bordj Bou Arréridj, Liberté a précisé que « l’appel à la grève générale du 8 au 12 décembre, lancé par le mouvement populaire du 22 février, a été largement suivi, hier dimanche, dans plusieurs communes de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj et surtout en Petite-Kabylie, paralysant administrations, entreprises et commerces ».

« À Djaâfra, à El-Colla, à El-Maïn, à Teffreg, à Ouled Sidi Brahim…, les commerçants ont cessé le travail, les établissements scolaires étaient fermés, ainsi que tous les autres services, hormis les urgences », ajoute toujours Liberté dans son compte-rendu de la grève à Bordj Bou Arréridj, soulignant que « dans la commune d’El-Maïn, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Bordj Bou-Arréridj, les habitants des huit villages ont, outre la grève générale, organisé une marche et saccagé des urnes ».

A Sétif, Liberté a rapporté que « les habitants de quatre communes de la daïra de Beni Ourthilène, à savoir Beni Chebana, Beni Mouhli, Aïn Legradj et Beni Ourthilène, au nord-ouest du chef-lieu de la wilaya de Sétif, ceux des communes de la daïra de Bouandès, dont Aït Naoual M’zada, Bousselam Aït Tizi et Bouandès, Tala Ifacène dans la daïra de Maoklane et Draâ Kébila relevant de la daïra de Hammam Guergour, ainsi que Bougâa, ont répondu au mot d’ordre de grève lancé lors du 42e acte de la manifestation citoyenne contre l’élection présidentielle et les figures qui incarnent le système de Bouteflika. Le débrayage, qui durera quatre jours, a paralysé la vie au niveau de ces localités ». Idem à Tubiret et Boumerdès, rares les régions en dehors de la Kabylie qui ont observé la grève.

Avec ces compte-rendus de presse, l’appel au débrayage pour s’opposer à l’élection présidentielle de jeudi n’a eu d’écho qu’en Kabylie. Échec ou simple erreur d’appréciation? Nul ne pourra pas donner à l’heure actuelle un bilan politique de cette action, mais en Kabylie, les gens ont montré une grande déception. « La Kabylie doit cesser de faire le gladiateur », rappelle-t-on.

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