Hôpital privé chahid Mahmoudi de Tizi-Ouzou : les enquêteurs épluchent les dossiers

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Rien ne va plus à l’hôpital privé chahid Mahmoudi de Tizi-Ouzou. Depuis la chute de Bouteflika, les apparatchiks et « les prêtes noms » tombent comme des châteaux de cartes. C’est le cas du patron de l’hôpital Mahmoudi de la ville des Genêts, dont la méga-structure sanitaire est sous la loupe des enquêteurs de la gendarmerie depuis quelques temps.

En effet, une rumeur persistante évoque une probable fermeture de l’hôpital, ou du moins, des tentatives des autorités de le « nationaliser ». Cette information confirmée par plus d’une source à Tizi-Ouzou précise, néanmoins, que le patron de l’hôpital « s’est engagé » à rembourser plus de 100 millions de dinars le trimestre, comme dû à des banques qui ont financé le projet, comme ultime parade a un droit de préemption que veut exercer l’Etat, puisqu’il est financé par les banques publiques.

Pour mieux situer la problématique dont laquelle patauge aujourd’hui l’hôpital, il faut d’abord revenir sur quelques épisodes qui ont précédé sa mise sur pied.

Ainsi, le projet n’a pu être réalisé sans les largesses du clan de Bouteflika, notamment Abdelmalek Sellal, ancien premier-ministre, actuellement en prison pour purger une peine de 12 ans de prison et Abdelmalek Boudiaf, ministre de la Santé, toujours dans le viseur de la justice.

C’était avec l’appui de ces hommes de Bouteflika que le projet a été lancé sur une assiette de terrain dont son transfert vers Dr Mahmoudi n’a pas pu être réalisé qu’après la mort d’un jeune du quartier dans une « altercation ». S’en suivra ensuite les financements et l’achat du matériel qui s’est chiffré par plusieurs centaines de milliards de centimes. L’on estime le prêt à quelques 1200 milliards de centimes.

Les mauvaises langues évoquent aussi des malversations dans l’achat du matériel, notamment les scanners, avec le soutien de l’actuel DSP, Abbès Ziri. Depuis la chute du clan Bouteflika, la direction de l’hôpital Mahmoudi n’ont trouvé aucun soutien. Certains évoquent même des auditions du patron par la gendarmerie et une Interdiction de sortie du territoire national (ISTN) comme première restriction.

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