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Karim Tabou remis à sa place à l’université de Tizi-Ouzou

Karim Tabou remis à sa place à l'université de Tizi-Ouzou
Ecrit par Boukhelifa Zahir

L’une des figures facebootique de la révolte populaire était l’hôte aujourd’hui 21 mars en fin de matinée de la prestigieuse université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Après un riche exposé de la situation politique que vit le pays actuellement. Exposé très pauvre en outre de toutes références historiques au parcours de ce haut lieux des luttes démocratiques et identitaires, notamment le printemps de 1980. Dans un discours trilingue, arabe français et kabyle, le conférencier a brassé des généralités, tout en évitant soigneusement les sujets qui fâchent. Pas un mot sur l’identité amazighe, la laïcité et la deuxième république de demain. Dans un message subliminal adressé à la salle, il répéta par deux fois  » le système est régionaliste ».

Cependant, en voulant faire de cette conférence une sommation à penser comme la masse. Le conférencier s’est confronté à la réalité de la rue kabyle, avec ses questionnements de fond et les problématiques réelles du changement à venir. L’ensemble des questions posées sont tournées vers la place de la Kabylie, Tamazight et de la religion dans la future république algérienne. Toutefois, dans une parade de contenter tout le monde, le conférencier déclara « l’Algérie est amazighe ».

Lors de cette conférence on a assisté à un déphasage total entre les discours de l’assistance et celui du conférencier. Pour éviter de répondre avec précision aux questions des intervenants, il a préféré les compacter en lot et éviter ainsi de répondre directement, ou en prétextant sa non compétence dans certains domaines.

Finalement le vif de cette conférence est à chercher plus dans les interventions du public que dans celle du conférencier. A Tizi, Karim Tabou a rajouté des tabous à ceux déjà existants, sa mission laisse un gout d’inachevé.

 

 

 

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Boukhelifa Zahir