Khalida Toumi : d’ « une Algérienne debout » à une détenue « voilée »

937

Khalida Toumi, ancienne ministre de la Culture de Bouteflika et ancienne militante du RCD ne fait plus parler d’elle depuis son incarcération à El Harrach. L’auteure de « Une Algérienne debout » ne veut plus que la presse s’intéresse à son cas, même si tout le monde sait que son arrestation est plutôt due à ses prises de positions.

Des prises de positions versatiles comme elle a toujours était. Elle, l’ex-Messaoudi qui creusé son sillon au sein de la mouvance démocratique, et surtout anti-islamiste n’a pas résisté au confort du pouvoir. Elle y passa 10 longues années à la tête du département de la culture.

Ses tentatives de rester fidèle à son convictions politiques se sont avérées vaines devant le rouleau compresseur d’un pouvoir qui ne laisse gère de place aux convictions. Khalida est devenue dès lors le symbole de la versatilité. Elle est définitivement classée parmi les « Kabyles de service » qui ont changé de camp.

Absence de conviction ou un simple rôle joué durant des années ? Tout est possible lorsque l’on apprend que la femme symbole de la résistance contre l’islamisme a accepté « volontiers » le voile à l’intérieure de la prison d’El Harrach.

Dans sa cellule « VIP », Khalida Toumi a exigé qu’elle ne sera pas seule. La direction de la prison a ramené deux autre détenus de « luxe » pour tenir compagnie à Khalida dans sa cellule. Khalida qui a refusé le voile islamique durant plusieurs années a fini par l’accepter et le mettre.

« Elle ne sort jamais sans son voile », témoignent des gardienne de la prison à kab-news. « Même lorsqu’elle venait voir ses avocats, elle le mettait sans trop rechigner », ajoutent-elles. Le même témoignage a été recueilli par des détenues auprès des gardiennes de la prison quelques jours après l’incarcération de Khalida Toumi.

Contrairement à d’autres détenues, Khalida ne s’est jamais opposé au voile que la direction de la prison impose aux prisonnières. Contrairement à Samira Messouci qui s’était opposée au voile, Khalida le met sans aucune résistance.

Même si Bouteflika n’a pas pu concilier « la jupe de Khalida » avec « la gandoura d’Ali Benhadj », la prison a pu changer de positions à Khalida.

Comments
Loading...