Le poète Samir Mokrani alias Anza victime d’une justice revancharde

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La cour de justice algérienne a encore frappé par le bais du tribunal de Larbâa Nat Iraten contre le poète rebelle Samir Mokrani, dit Anza. Une condamnation à deux 02 ans de prison ferme est prononcée dans une affaire déjà jugée par la cour de Tizi-Ouzou en 2017. Le troubadour kabyle Anza est accusé du « vol et détérioration de l’emblème national algérien ». Étrange accusation d’un « vol de l’emblème national » que seul la bêtise d’une justice aux ordres peut instruire sérieusement.

Sur la base d’un dossier vide, construit autour d’un PV de la police non signé, la cour de Larbaa Nat Iraten a jugé pour la deuxième fois un prévenu dans une même affaire. Un outrage manifeste aux procédures pénales et à la charte des droits humains.

L’instruction de cette affaire n’est qu’une instrumentalisation de l’appareil judiciaire au service de la repression d’un poète kabyle qui dérange. Un poète emprisonné par le passé et ayant échappe à une tentative d’assassinat. Au lieu de faire la lumière sur cette dernière affaire d’agression, la justice algérienne s’acharne à faire taire Anza, qui par sa poésie rappelle aux gouvernants passés ou actuels leur crimes et forfaitures.

Du côté des soutiens, un rassemblement est organisé aujourd’hui à la place Said Mekbel à Vgayet par les militants kabyles dont Mira Mokhenache pour dénoncer l’acharnement que subit le poète. Hier 11 mars l’avocat Kader Houali et la veuve de Lounès Matoub, Nadia ont rendu une visite au poète pour lui témoigner leur soutien.

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