Le système algérien: une nébuleuse occulte au cœur du pouvoir

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C’est quoi le système algérien ? Ce qu’on désigne comme étant « le système » en Algérie, est une nébuleuse d’hommes d’influences, au sens masculin, puisque aucune femme n y figure. Ils sont une sorte de  « cardinaux » à qui les hommes politiques et des organisations de la société civile, religieuses ou syndicale, font allégeance. Plus un clan est composé d’une majorité de cardinaux, plus il a des chances  de prendre le pouvoir. Cette prise de pouvoir se concrétise par la nomination d’un président de la république, poste au pleins pouvoirs, pour les « élus » expérimentés.

Les reliefs de ce système commencent à se dessiner nettement juste après à la disparition du dictateur Houari Boumedienne. Porté au pouvoir par les malgaches (MALG), il s’est maintenu à son poste en développant un puissant service des renseignements. Après sa disparition, les « cardinaux » de ce même service de renseignements, la SM (sécurité militaire) ont opéré un putsch contre le puissant appareil du parti du FLN. Ils ont coupé la lignée directe de Boumèdiene en écartant Abdelaziz Bouteflika, l’héritier naturel du défunt dictateur. Il n y avait pas que les services français qui avait une fiche signalétique détaillée du personnage A. Bouteflika.

Dans la pratique, ce « système » s’articule sur un ensemble de décideurs tapis dans l’ombre. Aussi chaotique que l’on puisse l’imaginer, le système algérien est pourtant une sorte de suite mathématiques qui tend vers zéro. La stabilité politique relative est tributaire du rapport de force des cardinaux en compétition. Plus ce rapport s’équilibre, plus le système se stabilise. Mais quand cet équilibre est rompu c’est le chaos et les armes interposées du système s’appellent: La Kabylie, les islamistes, le terrorisme et la rue, même si ce n’est pas exhaustif. 

Le cercle des décideurs

a la capacité de manipuler une révolte populaire, aussi large qu’elle puisse être. Pour eux, les hauts faits d’arme de vos héros ne sont que des instruments de manipulation des masses. Les morts pendant la décennie noire ou le printemps de Kabylie, ne sont que des statistiques. Des chiffres pour peser dans la balance de la répartition du pouvoir.

Tant que les termes du changement seront posés en termes de personnes, ou d’orientations politiques, tous vos efforts seront voués à l’échec. Il faut doter la république des instruments législatifs et juridiques capables d’exercer un contrôle sur les responsables politiques.

La gestion des affaires par l’Etat algérien plus proche de celle d’un cartel,  que d’une gestion par une classe politique. Avec une différence de taille, le cartel de Sinaloa, au Mexique avait des remords et un vrai amour de son pays. Et si vous commencez par remplacer Allah par la constitution.

 

 

 

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