Les détenus politiques du « vendredi » risquent 10 ans ferme

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Les 18 prévenus présentés aujourd’hui devant les juges d’instruction des tribunaux de Sidi Mhamed et et Bab El Oued sont poursuivis pour des faits criminels, dictés par l’article 79 relatif à la menace sur l’intégrité territoriale et atteinte à l’unité nationale. Avant l’audience préliminaire, les avocats de la défense avait espoir que le procureur abandonne la charge cité par l’article 79. Mais au grand damne des prévenus, la cour confirme les deux chef d’inculpation retenus précédemment, à savoir « manifestation avec un emblème contraire à l’emblème national ». Par extrapolation du fait qu’il n y a aucun article de loi qui parle de ce délit, si non les services de la répression auraient fort à faire avec les emblèmes variés et divers brandis à chaque match.

Pour amplifier le bruit des bottes de la dictature militaire qui s’installe, la justice aux ordres avait la main lourde. Les prévenus politique du 18 eme vendredi de la colère risquent jusqu’à 10 ans de prison et 70 000 dinars d’amende. Naima Salhi en présidente de tribunal n’aurait pas fait mieux.

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