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Les deux partis kabyles se rencontrent enfin: D Taqvaylit id yesawlen !

Ecrit par Hichem B

Une délégation du Front des forces socialistes (FFS) s’est rendue, contre toute attente, chez le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). C’est une première depuis « les tentatives » des deux formations kabyles de «conjuguer » leur force durant les années 90. Mais c’était sans compter sur des « forces occultes » qui avaient fait barrage à toute union kabyle. Cette fois-ci et vu la conjoncture que traverse le pays, les deux partis kabyles tentent de trouver un terrain d’entente.

Cette lune de miel qu’on espère voire perdurer n’est pas venue du néant. Les bases militantes des deux compères y est pour quelque chose. En face d’eux, le MAK qui ne cesse d’appeler à la fraternité entre les enfants de la région. À la nécessité de s’unir, le mouvement de rue qui traverse le pays a fait chambouler certaines positions, briser des tabous, changer les directions, mais aussi et surtout, anéanti des cercles de décision.

D’aucuns savent que le rapprochement entre les forces politiques agissantes en Kabylie relevait du domaine de l’impossible tant « des manipulateurs » s’y opposaient et travaillaient à saborder toute tentative d’union. Le travail fait depuis l’ouverture dite démocratique en Algérie par des cercles occultes pour maintenir « l’animosité » entre les frères de Kabylie est un secret pour personne. Des agents chargés de cette mission pullulaient au sein de ces formations. Insultes, invectives, diffamations, intox, attaques de tous genre…, étaient alors le débat entre les militants des deux formations.

Alors qu’au fond, ils étaient les seuls à défendre un seul et unique projet démocratique pour le pays. Le jeu des officines étant connu. Il s’agissait de départager les deux partis sur toutes les questions politiques. Un pour soutenir tel clan, l’autre pour soutenir le clan adverse au premier. Même durant les élections, les deux partis ont enregistré les mêmes résultats, ou presque, mais sans jamais dépasser le seuil toléré, à savoir une possibilité de gagner des sièges en dehors de la Kabylie, ou engranger un nombre important de députés pouvant former un groupe parlementaire.

L’on se souvient que les deux fondateurs des deux partis, le défunt Ait Ahmed et Saïd Sadi ont rencontré la quasi-majorité des acteurs de la scène politique nationale, pouvoir et islamistes compris, mais jamais les deux responsables ne se sont rencontrés. On pensait que les égos étaient pour quelques choses dans cette animosité sans raison, mais les raisons étaient plutôt ailleurs. La rencontre d’aujourd’hui que l’on souhaite être le prélude à une réconciliation durable entre le FFS et le RCD est accueillie avec joie et satisfaction en Kabylie. D taqvaylit id yesawlen !

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Hichem B