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Marche du 22 février : les anciens du FIS décidés à en découdre

Ecrit par Boukhelifa Zahir

La marche du vendredi 22 février 2019 à laquelle ont appelé anonymement les résidus du FIS, est placée sous le signe de la violence. Les purs et durs de la mouvance islamiste, héritiers des GIA et du GSPC, ont décidés de souffler sur la braise et d’en découdre avec la police algérienne.

Restés en rade de la vie politique « officielle, les résidus du FIS-dissous n’ont pas perdu de temps depuis. Ils se sont investis dans les tréfonds de la société, même si, leur alter-ego des formations islamistes agréées et acquises au système ont contribué à leur marginalisation.

Toujours aux aguets, la nébuleuse du FIS veut saisir l’occasion de la gronde la rue algérienne contre le 5e mandat pour rependre du poil de la bête et tenter de se placer comme l’interlocuteur de la rue, comme ce fut le cas en octobre 1988.

La stratégie de faire démarrer les marches à la sortie des mosquées juste après la prière du vendredi vise à profiter de l’affluence des prieurs à ce moment précis pour lancer des assauts contre les services de sécurité et les pousser à l’affrontement. D’où le risque de dérapages tant redoutés par les citoyens.

Les relais médiatiques, tel El Magharibiya et les télévisions du Golf persique sur le pied de guerre pour apporter l’élan nécessaire à cette manifestation et placer les islamistes comme la première force politique en Algérie, viennent en amont de cette tentative, puisque l’action du vendredi bénéficie d’un appui médiatique important.

Face à cette tentative de récupération des islamistes, des voix mettent en garde contre toute velléité de sabordage de la colère de la rue pour des fins de totalitarisme et de dictature d’une autre nature.

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Boukhelifa Zahir