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Procès intentés aux jeunes manifestants kabyles : un avocat dénonce « une répression teinte de racisme »

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Kader Houali, avocat et militant politique ‘a pas la langue dans la poche. Contrairement à ses confrères dans la corporation, Me Kader Houali dit les choses d’une manière crûe et directe. C’est lui qui plaide en Kabyle et il est l’un des rares avocats à défendre les détenus politiques sans pour autant chercher « la gloire » dans la presse. aujourd’hui, Me Houali était à Boumerdès pour défendre un jeune manifestants kabyle poursuivi pour atteinte à l’unité nationale. L’avocat n’a pas hésité à dénoncer cet harcèlement judiciaire contre les manifestants kabyles.

Dans un post publié sur sa page Facebook, l’avocat a rappelé qu’aujourd’hui, « 8 octobre 2019, a eu lieu le procès de Saidani Amar, au tribunal de Boumerdes. Interpellé au soir du 8 Août 2019 en compagnie de ses trois amis alors qu’il se rendait dans la ville de Boumerdes. Arrivé au commissariat de la ville, les policiers lui sortent d’étranges pièces à conviction; un drapeau et des tee shirt. Amar avait nié que ces objets étaient dans sa voiture mais les flics ne voulaient rien comprendre, ils le présentent devant le procureur. Quand bien même ces objets étaient, effectivement, les siens, cela ne constitue pas une infraction ou un délit passible de justice », a rappelé l’avocat, ajoutant que « la répression féroce teinte de racisme qui s’abat sur les jeunes kabyles doit cesser immédiatement ».

« La Kabylie ne doit plus servir de souffre-douleur pour le régime qui s’emploie à jouer la carte de régionalisme à chaque fois qu’il se retrouve dans les abîmes de la déliquescence », estime-t-il, considérant que « comme nous sommes convaincus qu’il n’y a pas de super détenu ou de sous détenu , nous avons décidé Me Dekkal et moi même d’aller plaider l’acquittement pour le jeune Amar, avec la même détermination et le même courage. Nul ne peut emprisonner la liberté. Ce n’est qu’une étape difficile, certes, mais le bout du tunnel n’est pas loin. La justice vaincra nonobstant l’entêtement des nouveaux pachas ».

Il a informé que le procès a été rapporté au 29 octobre 2019 sur la demande du président (juge) du tribunal de Boumerdes. Il est à noter que pour l’occasion, un dispositif policier impressionnant était déployé aux alentours du tribunal. Même lors du procès du trio Toufik, Tartag, Said, il n’y avait pas autant. Restons mobilisés.

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