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Procès Tamurt-Anissa Boumediene, le verdict attendu le 09 octobre

Ecrit par Boukhelifa Zahir

C’est aujourd’hui 01 juillet vers 09 H 30 que s’est ouvert le procès opposant le journal en ligne Tamurt.info et la veuve de l’ex président algérien Anissa Boumediène. La dix septième chambre, dédiée aux délits de presse, du  nouveaux TGI parisien situé porte de Clichy dans le 17ème arrondissement, était le théâtre de houleux débats entre les deux parties.

Pour cause du retard de la plaignante le juge a dû suspendre la séance. Selon son avocat, sa cliente s’est rendu au TGI de Paris du côté de Cité. À son arrivée, Ferhat Mehenni, président du MAK-Anavad présent parmi le public, s’est écrié « pouvoir assassin ». En guise de bienvenue à la veuve de Boumédiene.

La partie plaignante représentée par Me Basoula Dj a axé son accusation sur le préjudice présumé subi par sa cliente, qu’il présenta sous les traits d’une femme qui n’a jamais profité des privilèges dus à sa position de l’ex première dame d’Algérie. Pour étayer l’accusation de diffamation, l’avocat de la partie civile a présenté le contrat de location de Mme Boumèdienne, locatrice d’un HLM dans le 16eme arrondissement de Paris. Logement qu’elle a eu sur intervention de l’ambassadeur d’Algérie à Paris auprès du maire de Paris. La procureure de la république a essayé de situer le caractère diffamatoire de l’article sans que l’avocat Me Bensaoula ne réussisse à mettre en lumière les propos incriminés. Dans une vaine tentative de soulever la thèse antisémite, ce dernier a pointé du doigt la désignation de « banque juive » pour dire à la cour que les prévenus sont antisméite.

Pour la partie adverse, deux prévenus sont appelés à la barre, L.A gérant de la société Tamurt.info et directeur de rédaction et R.A le rédacteur du ledit article. Ils sont représenté par le talentueux Me Ahsen Bouzettine. Ce dernier a situé l’affaire et les réels acteurs au centre des débats.  Il a commencé par déclarer que le motif pour lequel ses clients sont poursuivis est connu de la scène publique depuis des lustres.  Il expliquera que s’il y a poursuite il faudra poursuivre le primo-divulgateur de cette information à savoir les journaux arabes qui ont les premiers écrit. Il a soutenu que ses clients n’ont fait que reprendre des informations galvaudées sur la scène politico-médiatique algérienne.

A noter la présence de plusieurs militants indépendantistes au tribunal.

A l’issue des débats le jugement est mis en délibéré. Le verdict est attendu pour le 09 octobre 2019.

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Boukhelifa Zahir