National Une

Qui protège Naïma Salhi ?

Qui protège Naïma Salhi ?
Ecrit par Boukhelifa Zahir

La députée islamiste injectée par la fraude électorale dans l’hémicycle algérien se conduit telle une intouchable. Là où pour une pancarte brandie pour dénoncer le cinquième mandat, l’auteur croupit en prison. Là où pour un post Facebook ou vidéo diffusée sur les réseaux, M Touati et S. Bouhafs ont écopé de la peine maximale. Cette députée du « peuple » exhibe à longueur de journée ses thèses racistes anti-amazigh en général avec une spéciale et haineuse dédicace pour la Kabylie et ses habitants.

Pourquoi la justice algérienne ou les services de sécurité ne s’auto-saisissent pas de son cas ? Les mêmes services qui scrutent la toile à la recherche des moindres poils qui dépassent ou de rêves un peu trop sonores. Les mêmes zélateurs qui transmettent aux mêmes magistrats qui condamnent au nom du « peuple ». Ce dernier arrive même des fois à passer un coup fil pour s’assurer que sa parole est bien prise en compte. Les mêmes dossiers arrivent chez les mêmes services de renseignements pour déterminer les degrés de sensibilité de l’affaire.

C’est la même justice qui kidnappe Kameleddine Fekhar, qui s’auto-saisit du dossier de Tou Tou, le chimiste de Londres.

Sur le plan judiciaire, un étudiant en droit avec « une gueule de bois » peut énumérer une dizaine de chefs d’inculpations sur un échantillon de la diarrhée verbale de celle-ci. Mais « l’Etat » ne bouge pas, parce que en son cœur il y a un autre mini Etat, parallèle et agissant dans l’ombre. Au sein de ce dernier il existe une solidarité, pas celle des corps: constitué ou pas. Mais une solidarité idéologique structurée autour d’une oligarchie mafieuse. Cette doxa  ne diffère pas entre un juge ou un gendarme à Taghardaït qui œuvrent de concert pour exterminer les Mozabites. Et les juges de Vgayet ou Setif qui condamnent sur un simple coup de fil. Il existe un clone Naima Salhi dans chaque administration, dans l’armée, dans la police dans l’enseignement dans la presse…

Au cœur du système, la justice et l’ordre sont des notions abstraites. On recherche pas l’ordre parce qu’il est un bien commun qu’il faut préserver. Il recherche l’ordre parce que le chaos ne paye plus. Ils retourneront naturellement vers ce dernier, quand ils verront qu’il sera plus bénéfique pour leur maintien. La justice n’est pas une vertus pour aspirer à une société idéale. Mais un instrument pour pervertir, punir et travailler pour les intérêts occultes.

 

 

 

A propos de l'auteur

Boukhelifa Zahir