National Politique Une

Révélation/ comment la mort de Fekhar a été programmée (documentset vidéo)

Ecrit par Hichem B

L’arrestation de Kameleddine Fekhar par la police sur ordre de la justice a été un plan visant à liquider physiquement le militant. Un rappel des faits ayant précédés son arrestation avec documents prouvent que le plan de liquidation du Dr Fekhar a été soigneusement préparé.

  • Le 2 avril, le responsable du bureau de la police de lutte contre la cybercriminalité a préparé un rapport qu’il a remis au procureur de la République à la demande de ce dernier où il a recueilli « les informations relatives à l’activité du Dr Fekhar et celle d’autres activistes sur les réseaux sociaux ».
  • Le 31 mars : Kameleddine Fekhar a été arrêté par la police. Ce qui prouve qu’il n’a pas été convoqué ou arrêté selon la procédure légale. La victime n’a pas été informé de l’existence d’un dossier contre lui. Ce qui prouve également que son dossier n’a pas été finalisé et pas remis aux services de la justice que plusieurs jours après son arrestation. Une arrestation décidée par une autre autorité autre que celle de la justice. Hadj-Brahim Aouf a informé Me Dabouz de cet état de fait, puisqu’il était codétenu avec Dr Fekhar dans la même affaire.
  • Le 2 avril : le jour de la réception du dossier par le procureur de la République, Dr Fekhar a été présenté devant le juge d’instruction qui a ordonné sa mise en détention préventive sans pour autant voir le dossier préparé auparavant par la police sur demande du procureur de la République.

Aussitôt emprisonné, Dr Fekhar entame une grève de la faim. Son état de santé se détériore et la maladie qu’il l’avait affaiblie, pour cause des conditions déplorables de sa détention, n’a pas été détectée du fait de la complicité des services hospitalier dans le complot visant Dr Fekhar.

  • Le 16 mai, son avocat Ezzahi Saïd demande la mise en liberté du détenu et son placement sous contrôle judiciaire, mais refusée en un temps record par le juge d’instruction.
  • Le 27 mai, le même avocat dépose une autre demande et explique que Dr Fekhar était dans le coma et que les services hospitaliers l’ont abandonné. L’avocat a demandé le transfert du détenu vers une salle de réanimation pour des soins appropriés. La demande a été encore une fois rejetée.
  • Le 28 ami, Dr Fekhar est transféré en urgence vers l’hôpital de Blida, mais il meurt quelques heures après son admission à l’hôpital.

Selon des avocats, dont Me Salah Dabouz, « le juge d’instruction, le procureur de la République et le procureur général sont les responsables de ce complot qui a coûté la vie au militant Fekhar ».

« Le directeur de l’hôpital de Ghardaïa ainsi que des médecins sont complices dans cette liquidation physique », accuse encore l’avocat.

Le même avocat a ajouté que le wali de Ghardaïa intervenait souvent sur les ondes de la radio locale de Ghardaïa pour présenter « Fekhar comme le responsable des troubles que connaît la région ».

A propos de l'auteur

Hichem B