Tebboune, Benflis: les deux mêmes faces d’un sou troué, chronique de chez mon coiffeur

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Jamais une élection présidentielle en Algérie n’a suscité autant la controverse. Dans le passé, du temps où le système était encore bien debout, les élections passaient comme une lettre à la poste grâce à l’administration et la campagne électorale revêtait des allures d’une démocratie nordique.

Toufik, le génie du mal, faisait jouer le rôle de « farouches opposants » à des candidats de pailles, dont la culture politique à l’instar de celle de Saïd Sadi peut faire pâlir de jalousie la première ministre d’Islande, Katrín Jakobsdóttir. A une différence près, en Islande c’est la réalité tandis que Sadi en mode analytique fait concurrence à Jesper Malmose, le scénariste de Borgen. Dommage Toufik n’a rien d’un réalisateur télé, et l’Algérie n’est pas l’Islande ni même la Fine-Land-re.

Et puis il y a ces deux animaux politiques, l’un Benflis un génocidaire de 2001 et Tebboune, celui qui par amour paternel, le fils a rajouté aux 700 kilos de cocaïne saisis au port d’Oran, un kilo supplémentaire pour la consommation familiale. Le business c’est le business, la famille paye sa consommation en Réal brésilien.

Entre les deux, les résidus du système, de piètres comploteurs du dimanche veulent donner l’image d’un duel d’idées. Le premier à dégainer est lièvre castré, Ali Benflis qui qualifie la candidature de Tebboune de la continuité du cinquième mandat de Bouteflika. Pour se défendre, « le gros mots du dialecte marocain » met en avant sa mise à l’écart et ses souffrances subies du temps de l’ancien régime.

Comme dans un mauvais feuilleton à…la pisse de chameau. Les telenovelas coiffées de la casquette d’AGS, n’intéressent personne, même avec ses deux ex-premiers ministres corrompus. Si pour l’instant cette campagne s’apparente plus à des entraînements intensifs d’une équipe de larbins, le finale se jouera en Kabylie le 12 décembre. Ceux qui y survivront nous la raconterons.

Chronique inspirée d’une discussion chez le coiffeur. A ne pas prendre au sérieux, même les coiffeurs ont le droit à l’expression.

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