Théâtre de Tizi-Ouzou : le sénateur du FFS a bel et bien pris 1.7 milliards de centimes

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Hocine Haroun se rebiffe. Dans sa désespérée et désespérante  tentative de démentir kab-news, le sénateur du FFS s’est enfoncé davantage. « L’artiste » comme il aime à se faire appeler n’a pas envoyé de démenti à la rédaction suite à la publication de cet article : https://kab-news.com/theatre-de-tizi-ouzou-un-senateur-du-ffs-saccapare-1-7-milliards-du-budget/ . Pour mieux se faire passer pour une victime, il a chargé quelques-uns et quelques-unes de ses proches ami (e)s pour porter l’estocade à notre site, mais sans jamais apporter la moindre contradiction.

L’information que nous avions publiée est juste et vérifiée. Sinon, le concerné aurait apporté la preuve contraire à ce que nous avions rapporté. Rien de tout cela. Pour mieux cerner la problématique, nous allons apporter quelques précisions, utiles, à nos lecteurs concernant l’affaire des 1.7 milliards de centimes empochés par le sénateur pour une pièce « insipide et ennuyeuse ».  La pièce est intitulée « le 17 octobre ». Produite par le théâtre régional de Tizi-Ouzou pour la célébration de la date historique du 17 octobre 1961. Le monde artistique sait quels sont les artistes récompensés et conviés dans ce genre d’événements et de célébrations. Nous laissons le soin à Hocine Haroun de commenter.

Selon des comédiens et des hommes de théâtre que nous avions joints pour de plus amples informations sur la « pièce », il en ressort à travers leurs témoignages et déclarations recoupés que les « jeunes comédiens qui ont joué avaient été payés à hauteur de 150.000 DA chacun sur un budget de 1.7 milliards de centimes  ».  « Elle a été produite en 2015 et le moins que l’on puisse dire, elle n’a même pas atteint le niveau d’une pièce amateur »,  précise un comédien qui a souligné que ceux qui ont joué, à l’image de G. Toufik, S. Kamel, K. Noureddine et Noureddine. H, savent que « c’est du rafistolage et que le projet a été offert par connivence ».

Les artistes se demandent pourquoi le choix s’était-il porté sur cette pièce et non pas sur une autre? Effectivement, quels sont les critères selon lesquels une pièce est produite par un théâtre et non pas une autre? Pourquoi c’est le texte proposé par Haroun alors qu’il a montré, par le passé, que son infraction dans le monde du théâtre a fait plutôt des malheureux et non des heureux. C’est à toutes ces questions que le concerné et les responsables du théâtre doivent répondre. Celles et ceux qui ont pris la défense de Haroun sur les réseaux sociaux doivent aussi répondre à ces interrogations.

Il faut signaler qu’au  niveau du théâtre de Tizi-Ouzou et qui porte le nom du célèbre Kateb Yacine, le conseil artistique n’existe pas. Cette institution artistique est gérée par un intérimaire depuis plusieurs années. Le gestionnaire du théâtre et qui fait également office d’ordonnateur, ce qui est contraire à la loi, est un dessinateur, en la personne de Farid Mahiout.

« Cette clique installée par El Hadi Ould Ali agit en toute impunité, car le comptable n’est autre qu’un proche parent d’Ould Ali, d’où les facilitations dont a bénéficié l’entourage de l’ancien directeur de la culture devenu ensuite ministre de la Jeunesse sous Bouteflika », précise notre source. Ces informations ne sont qu’une infime partie de ce que nous disposons comme informations et documents sur des malversations. Nous avions estimé nécessaire la publication de ces quelques informations pour porter à l’opinion publique que le secteur de la culture est gangrené par une mafia.

En attendant Godot, notre site reste ouvert à Hocine Haroun s’il veut apporter des précisions, mais un démenti en bonne et due forme et non une profession de foi.

 

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