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Traitement des détenus politiques : des avocats dénoncent la torture

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Il faut d’ores et déjà s’attendre à une vive réaction du pouvoir concernant cette pratique révolue ailleurs, mais toujours pratiquée par le pouvoir Algérien. Le pouvoir tentera à travers un communiqué de la police et un autre de la justice de nier ces faits. Cela relève de sa nature dictatoriale. Il s’agit de la torture, à la fois morale et physique que subissent les détenus kabyles dans les geôles du pouvoir algérien.

En moins d’une semaine, deux militants kabyles ont été torturés par les policiers algériens qui les ont arrêté dans le cadre du soulèvement citoyen que vit le pays depuis 10 mois. Brahim Lalami, jeune militant kabyle de Bordj Bou arréridj a été tabassé par des flics. Idem pour Younes Redjal et Sofiane Babaci qui ont été torturés dans l’enceinte même du commissariat de police avant de le jeter dans la prison. Ces deux actes, d’une extrême gravité ont été dénoncés par plusieurs avocats.

Concernant le cas de Sofiane Babaci, militant kabyle, originaire de Laâziv (Naciria) dans le département de Boumerdès, ses avocats, en l’occurrence Houali, Dekkal et Bessalem, les policiers en civils qui l’ont kidnappé près de chez lui l’ont roué de coups dans le commissariat. « Le militant Sofiane Babaci se trouve dans un état critique à la prison de Bordj Menaiel », a écrit l’avocat Kader Houali.

« Interpellé violemment la nuit du mardi 26 novembre pas loin de son domicile à Laaziv dans la wilaya de Boumerdes, par des flics en civil, il fut embarqué de force au commissariat de la ville où il aurait subi les pires sévices. Il était tabassé par une horde de flics enragée avec des coups portés essentiellement sur le visage », dénonce l’avocat, précisant que « les bleus sur sont visage témoignent de la sauvagerie de l’agression ».

Il a dénoncé aussi le fait que le PV d’arrestation a été signé par la victime alors qu’elle était inconsciente suite à la violence des coups qu’elle a subis.  « Le lendemain, soit le mercredi 27 novembre, il est présenté devant le procureur et là encore il fait un malaise, mais le procureur l’envoie au juge d’instruction sans se soucier de son état de santé. Arrivé devant ce dernier, il l’oblige à signer des documents pour le placer ensuite sous mandat de dépôt », raconte Me Houali.

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